Les gens d'Unmani
Premier cycle

Le soma : un corps vécu et reconnu

A la fois "Source" et "Ressource" permanente

Le corps une unité individuel en interrelation collective avec son environnement.

Accompagner et soutenir la transformation de notre posture par l'étude des fondements somatiques, psychiques et relationnels du mouvement.

Premier cycle "Se Mettre en Scène" et "Mouvement conscient"

C'est une année commune et fondatrice aux deux cycles qui suivront.

Ce cycle s’adresse à toute personne, tous niveaux de pratique du mouvement confondus. Il peut s’intégrer dans une recherche personnelle et/ou professionnelle, qui vise à acquérir des connaissances sur le corps vécu et conscient, par les éléments des arts somatiques combinés et les outils de la danse improvisation.

 

L’anatomie et la physiologie traditionnelle, l’embryologie sont des ressources permanentes pour nos explorations. Les planches anatomiques, les vidéos d’animations, nous aident à comprendre nos origines et notre fonctionnement. À poser nos regards, découvrir et comprendre ce que la richesse du corps nous offre à chaque instant.

 

Les champs somatiques intégrés dans la formation, à travers le Body-Mind Centering®, le Mouvement Authentique®, les outils d’autohypnose, et la Pleine Conscience viennent soutenir ce retour aux origines de la sensation et du mouvement.

 

Par ces découvertes, nous invitons à développer les différentes qualités de toucher qui, avec le mouvement, sont la base de notre développement.

 

Par effet qui en découle, les champs du développement personnel rendent tangible l’interdépendance des différents niveaux d’expérience physique, émotionnelle, mentale, dans nos existences.

 

La fusion de ces pratiques proposées permet d’offrir de nouveaux chemins à la conscience et de se proposer de nouvelles manières de se vivre dans le quotidien.

 

Le mouvement dansé, alors revisité, offre les possibles d’enrichir nos dialogues dans la danse improvisation, le contact-impro, jusqu’à l’écriture instantanée du mouvement.

Module 1:

 

Source intérieure :

 

De nos origines cellulaires vers les liquides qui composent le corps

 

Une danse cellulaire nous informe à chaque instant de notre état.

Découverte de nos perceptions à travers les différentes qualités de toucher et du mouvement, base du développement.

La quantité d’eau d’un corps adulte peut varier en fonction de son âge entre 50 et 70 %, chez un nourrisson c’est pratiquement 80 % d’eau.

Ce sont dans les poumons, le sang et le cerveau que les quantités d’eau sont les plus importantes.

La présence de ces liquides vient nous relier à notre mer intérieure en miroir avec les eaux de notre planète.

    • L’organisation des liquides dans le corps éclaire la naissance du toucher et du mouvement.

    • Le système des liquides est le siège de la présence et de la transformation.

    • Les flux dynamiques des liquides nous enseignent les notions de tension et de détente, de repos et d’activité du corps.

    • Par leurs différentes qualités, les liquides qui circulent en nous invitent à différentes qualités de mouvement.

    • Découverte des premiers schèmes moteurs fondamentaux (in utero) : les schèmes pré-vertébrés.

Quelques 37 milliers de cellules composent notre corps. Nous vivons une polyphonie en chacun d’entre nous. Ces harmonies s’organisent, se régulent en fonction de leurs rôles et communiquent sans cesse des informations. Ces informations acheminées par le système nerveux vont permettre au cerveau d’enregistrer nos expériences. Faire émerger nos qualités cellulaires vers la conscience, c’est nourrir de nouvelles qualités de présence, de respirations, d’attentions et de dialogues.

Le développement de nos perceptions a une origine. L’ouïe (tonus postural et auditif) le goût, l’odorat, la vue se sont développés grâce au toucher et au mouvement. Nous verrons comment ses perceptions posent les fondements du mouvement à se développer, comment ils s’équilibrent.

Ainsi, par l’autohypnose, nous observerons en pratique comment nos sens perceptifs peuvent entrer en synesthésie. C’est à dire, d’opérer un travail de synchronisation entre eux, qui permet l’émergence de nouvelles connexions.

 

Module 2 : Initiation au Mouvement Authentique

 

A chaque fois que le mot « authentique » apparait, associé au mot « danse » je lis dans les regards plusieurs états : circonspection, étonnement, incompréhension…..
 
Dans ce module nous irons à la rencontre d’une discipline incroyablement belle et toute à la fois remuante dans ce « qui » nous sommes vraiment ; matière différente de la danse improvisation.

 

Le Mouvement Authentique® mis en œuvre par Mary Stark Whitehouse et redéployé par Janet Adler, est une discipline mettant en œuvre une dyade : un mouveur (de l’anglais « mover » = celui qui bouge) et un témoin, inscrits dans un espace sécurisé.

Ce module est une invitation à l’introspection. C’est une expérience riche et profonde qui permet de se voir soi-même.

 

Le mouveur, les yeux fermés, entre dans le cercle. Il laisser émerger le mouvement suscité par ses processus internes (images, sensations, perceptions…). Il n’est pas question, à proprement dit, de danse mais plutôt d’une lecture interne, de ce qui se meut au présent pour lui.

Le rôle actif du témoin est de vivre sa propre expérience, proche de ses processus internes, en suivant le parcours du mouveur. Sans interprétation mais uniquement relié à ses propres sensations, tout en accompagnant avec bienveillance et compassion le mouveur dans son expérience à se laisser voir tel qu’il est.

 

Puis mouveur et témoin se retrouvent dans un échange verbal. Ce moment permet de relier l’expérience du mouvement à la conscience. Le mouveur parle en premier au présent de son vécu dans le cercle, puis le témoin parle à son tour de son propre vécu.

 

« Une séance peut suffire à ouvrir d’incroyables prises de conscience de moments, de chemins de mouvement, d’images associées, de mémoires profondes, reliant la pratique de la danse à l’intégration de la personne toute entière, nous rappelant avec force que le mouvement porte, transporte avec lui bien plus qu’un simple déplacement physique du corps. » Janet Adler, Vers un corps conscient, la Discipline du Mouvement Authentique

 

Ce module sur le Mouvement Authentique est une invitation à se laisser voir alors même que notre mouvement se révèle à nous-même instant après instant. Cette posture profondément vulnérable est précisément soutenue et permise par le « contenant » offert par le cercle et le regard bienveillant du témoin.

 

Ce module est également un travail de clarté, celui de distinguer ce qui m’appartient dans l’expérience que je vis et ce qui appartient à l’autre. L’expression au présent lors de l’échange verbal amarre au vécu. Elle invite rester dans l’observation et à éviter toute interprétation. C’est une discipline que l’on retrouve dans la pratique de la Communication Non Violente®, entre autres, et qui participe à assainir notre perception relationnelle et nos interactions interpersonnelles.

 

Module 3 : Source structurelle : les fascias, les muscles, les os

 

Ces structures soutiennent et enrichissent les qualités de nos mouvements pour qu’une danse improvisation puisse dialoguer avec les partenaires et l’espace environnant en lien permanent.

 

Ces éléments ont la même origine embryonnaire.

    • Le système des fascias, interface des liquides, support des autres structures du corps, intègre et soutient le mouvement.

Les fascias remplissent 3 rôles principaux :

 

    • Par leur architecture, ils maintiennent et structurent la forme du corps dans sa globalité. Grâce à l’équilibrage des mouvements et des plans de glissements entre tension et intégrité (notion de tenségrité), ils ont un rôle de protection des tissus organiques qu’ils enveloppent (muscles, organes, …)

    • Ils établissent une communication interne contribuant à l’harmonisation de l’ensemble des fascias du corps

    • Ils maintiennent une homéostasie des liquides

    • Le système squelettique, soutient le poids dans la gravité, organise les lignes de forces, et participe à l’organisation architecturale du corps.

    • Les muscles permettent par leur tissage tridimensionnel d’apporter soutien et déplacement de la structure du squelette. Par ailleurs, ils agissent en symbiose avec le système des fascias.

Grâce à ce module, nous aborderons l’intégration et la compréhension des schèmes moteurs vertébrés. L’univers des fascias nous permettra de nous mouvoir dans des qualités entre tension et intégrité (notion de tenségrité). Et de percevoir également leur rôle d’équilibrage, d’architecture, et de communication dans le mouvement.

 

Sur le plan relationnel, les fascias interrogent nos habitudes. En effet, les fascias sont des structures qui s’organisent pour soutenir nos habitudes de mouvement et permettre une économie d’énergie musculaire. Nous reconnaissons ici toute la difficulté qu’il peut y avoir à changer nos habitudes une fois inscrites, mais aussi la plasticité de celles-ci et la possibilité d’en adopter d’autres !

 

La notion de tenségrité véhiculée par les fascias, consiste en une répartition harmonieuse des forces de pression et de tension au sein de notre structure physique. Plus largement, elle ouvre la voie à rechercher l’équilibre au cœur du déséquilibre, c’est-à-dire du mouvement de la vie.

 

Je vous invite à voir cette vidéo des fascias du Docteur Jean-Claude Guimberteau :

https://youtu.be/G_Eu-FdKDs8?si=7pXWN1AyOQITifQN

 

Module 4 : Source organique

 

La reconnaissance de la place de nos organes va nous permettre de nous laisser remplir par leurs informations et nous servir de guide dans nos danses improvisations

 

Respirer, bouger, danser, chanter… Toutes ces actions sont portées par nos pulsions internes multiples que transmettent les organes.

 

Nos organes sont un lieu d’équilibre fondamental avec le système musculo-squelettique. Ils influencent, traduisent et portent nos émotions, nos transformations… Les médecines traditionnelles, parmi lesquelles la Médecine Traditionnelle Chinoise, mettent en lien les organes avec nos émotions et avec diverses sources d’énergie.

 

En outre, les organes nous proposent un sens du volume, du tonus, de la gravité et de la suspension.

Dans ce module, nous serons invités à sentir, ressentir nos organes dans l’organisation de nos mouvements, de la respiration et de la voix.

 

Aller à la rencontre de nos organes, c’est aussi aller rencontrer des aspects de nous-mêmes moins connus et plus cachés. Les « viscères » sont souvent perçus comme des structures molles, leurs fonctions sont mystérieuses… Et pourtant, lorsqu’une chose nous est « viscérale », c’est qu’elle nous est profondément intime.

 

Par le corps et nos sensations, par l’apprentissage de la physiologie de nos organes, nous irons à la découverte de ce qu’ils peuvent nous dévoiler de nous-mêmes et faire émerger de potentiels inexploités.

 

S’intéresser aux organes, c’est aussi se laisser enseigner que chaque chose a sa place et sa raison d’être, et participe d’un Tout. Et en cela, les organes sont des maîtres de sagesse.

 

Module 5 : Le système nerveux

 

Module 5 : Le système nerveux. Arts somatiques danse improvisation Le système nerveux. Lorsque l'on sent quelque chose, "sentir" fait alors référence au système nerveux.

 

Le système nerveux

La fonction du système nerveux est d’enregistrer les expériences.

Il reproduit et organise ce qui lui a été transmis par les informations perçues au niveau cellulaire. En somme, il est le dernier à « savoir », mais lorsque qu’une expérience enregistrée est reconnue, il en devient le centre de contrôle.

 

Lorsque l’on sent quelque chose, « sentir » fait alors référence au système nerveux. 

 

Dans ce module, nous différencierons les différents schémas nerveux :

    • Somatique et autonome

    • Central et périphérique

    • Moteur et sensoriel.

De plus en plus, les neurosciences mettent à jour la plasticité de notre système nerveux. En pratique, le dialogue est permanent entre les informations ascendantes, sensitives, et descendantes, motrices, pour ajuster notre rapport à l’environnement. Ce module interroge nos représentations et nos biais de perception qui en découlent. Jusqu’où notre représentation du monde conditionne-t-elle notre façon de le percevoir et d’interagir avec lui ?

 

Le système nerveux somatique ou sensori-moteur préside à nos perceptions et à nos actions conscientes, telles que parler, se mouvoir, réfléchir, … Le système nerveux dit autonome, quant à lui, fonctionne sans nécessité d’être activé par une volonté consciente. Il régit nos fonctions vitales : la respiration, les battements cardiaques, la digestion, les fonctions hormonales, …

 

Cependant ces deux systèmes sont en étroite corrélation et s’impactent mutuellement. Si je me mets à parler ou à courir, ma respiration et mon débit cardiaque vont s’ajuster à cette activité volontaire sans que j’aie besoin de le commander. A l’inverse, mes sécrétions hormonales vont réguler mes états de veille et de sommeil. Mes fonctions homéostatiques vont conditionner mes comportements de prises alimentaires en activant de sensations de faim ou de soif.

 

Le système nerveux nous apprend l’interrelation du conscient et de l’inconscient, du volontaire et de l’involontaire. Un certain nombre de pratiques respiratoires et de méditation ont entre autres pour vocation de rééquilibrer le fonctionnement du système nerveux autonome. Celui-ci est souvent malmené par une existence proactive et volontariste, peu à l’écoute de son intelligence intérieure.

 

L’étude du système nerveux nous propose de laisser advenir ce qui doit être. Elle est une invitation à se sensibiliser à un champ d’information plus vaste et renouvelé, d’où pourra émerger une action juste.